Entrevues
QUB Radio - Marc-André Laporte
12 avr. 2019

Québecor Solutions a rencontré Marc-André Laporte, Directeur Marketing de la division NumériQ de Québecor, afin d’en apprendre plus sur QUB radio.

 

D’où vient le nom QUB radio?

Pour moi, ce nom représente l’aspect multidimensionnel du projet. À la base, un cube c’est un solide avec une profondeur, et ça, ça représente bien la marque numérique que nous avons lancée. Maintenant, la façon d’écrire QUB est audacieuse, différente et a quelque chose de fort esthétiquement. Elle évoque rapidement une association avec le Québec et un clin d’œil à Québecor. À l’interne, certains se demandaient si la prononciation du nom allait être un problème, mais ça n’a finalement pas été le cas. Plus on avance dans le temps, plus on reçoit de commentaires positifs.

 

Comment est né le projet?

Le projet de radio numérique vient d’un désir de la direction, mais il a rapidement évolué pour inclure des séries audios. Tant qu’à faire un projet audacieux, on a choisi d’également développer la baladodiffusion. En fait, on a l’impression qu’il y a là un marché important à conquérir au Québec. Bien que l’offre commence à être intéressante, on veut en devenir le chef de file et, dans les prochaines années, continuer à produire, diffuser et distribuer des séries québécoises francophones. On a monté une super équipe et on est très fiers d’avoir déjà quatre balados en nomination au Canadian Podcast Awards 2019. On souhaite aussi travailler avec d’autres partenaires et ainsi devenir une vitrine incontournable pour les créateurs québécois.

 

Le département NumériQ est un centre d’expertise numérique, mais on travaille également à développer de nouvelles audiences. La radio s’inscrit dans cette volonté. Son format est hyper différent : on est une radio nationale et non locale, il n’y a pas de trafic ou de température… Ça vient casser un peu les standards de la radio traditionnelle qui sont les mêmes depuis des années. Nos animateurs trippent à faire quelque chose de différent!

 

Et il y a le coté balado qui me fascine, ça m’a permis de constater à quel point on a du talent ici! C’est un format déjà très fort aux États-Unis; c’est rentable, ça fonctionne. Avec QUB, on veut implanter ce modèle ici. On développe des séries qui sont proches des Québécois. On couvre déjà de nombreux thèmes, de l’argent à la politique en passant par les sports… Et on a beaucoup de belles surprises à venir en 2019, dont 8 nouvelles séries dès le début de l’année.

 

À qui s’adresse QUB radio?

Le public cible est extrêmement diversifié. La programmation quotidienne est dynamique, solide et variée. On parle à tout le monde, pas juste à l’audience traditionnelle de la radio parlée! Bianca Longpré est une voix forte chez les mères de famille; Geneviève Pettersen et Vanessa Destiné, de l’émission Les Effrontées, abordent des sujets proches des milléniaux; deux de nos animateurs sont basés à Québec pour parler d’enjeux politiques, etc. Puis avec les balados, on se permet de toucher des cibles encore plus nichées; le public varie avec chaque série. On se donne le droit d’être audacieux avec nos types de sujets et on parle ainsi à des gens de 7 à 77 ans.

 

Nos contenus touchent plein de champs d’intérêts comme les jeux vidéo, la musique et l’argent, mais aussi le monde judiciaire. On exploite les niches, on est donc en mesure d’aller chercher les gens qui ont soif de ce format, mais qui ne consomment en ce moment que du contenu américain ou anglophone. Ça nous permet aussi d’atteindre ceux qui écoutent la radio parlée et de leur faire découvrir, sur une même application, quelque chose de différent qui répond à un désir. C’est un format nouveau qu’ils vont finir par adopter. Je suis positif, ça va se passer bientôt!

 

D’un point de vu publicitaire, qu’avez-vous à proposer aux annonceurs?

On améliore complètement le format de la publicité qui se fait en radio. D’abord parce qu’on est national, mais aussi parce qu’avec le Web, on a accès à beaucoup plus de données sur les auditeurs. Avec nos balados par exemple, on peut aller chercher des cibles précises, très segmentées. En achat traditionnel, ça nous permet de faire de la programmatique, contrairement à la radio régulière. C’est-à-dire qu’on peut acheter par segment. Par ailleurs, avec la rediffusion des segments radio et les balados, l’intégration publicitaire s’actualise en tout temps : une pub entendue au Jour 1 de la mise en ligne d’un podcast ne sera pas la même que celle qui sera entendue deux mois plus tard dans un même épisode.

 

On est hyper créatifs avec le contenu publicitaire. On est ouverts à faire différents types d’intégration, que ce soit au niveau du positionnement ou du storytelling; on peut éclater la façon de faire.

 

À quoi peut-on s’attendre pour 2019?

À encore plus de contenu pertinent, des partenariats, un rayonnement grandissant et des rencontres avec le public. Notre positionnement technologique est important. On travaille quotidiennement sur l’expérience utilisateur, afin de rester à jour avec une technologie qui change constamment. Par ailleurs, nous comprenons que nous avons présentement une responsabilité d’éducation technologique envers les Québécois. C’est toujours le cas avec les projets audacieux et la nouveauté.